Création d’un chèque Psy pour les étudiants (vos petits enfants)

Le président à annoncé la création d’un “chèque psy pour permettre “à tous les étudiants qui le souhaitent”, en situation de mal-être, de consulter (psychologue, psychiatre) et suivre des soins, à partir du 1er février.

Un “chèque psy” pour les étudiants en détresse

Face aux étudiants qui évoquaient la détresse psychique associée à l’isolement et aux mesures sanitaires prises depuis le printemps, le chef de l’État a également annoncé la création d’un “chèque psy” pour permettre aux étudiants en situation de mal-être de pouvoir consulter un psychologue et suivre des soins.

Il s’agit de “permettre à tous les jeunes qui en ont besoin d’accéder beaucoup plus facilement et avec une prise en charge, à un professionnel – psychologue, psychiatre – quand ils en ont besoin”, a-t-il expliqué. L’Élysée a précisé à l’AFP que ce chèque concernera à partir du 1er février “tous les étudiants qui le souhaitent”.

“Pas de retour à la normale” avant la rentrée prochaine

Face aux étudiants, qui évoquaient les difficultés de logement, la disparition des petits boulots qui leur permettaient de financer leurs études, Emmanuel Macron a prévenu qu’un retour à la normale serait difficile à envisager avant la rentrée prochaine. 

“Je ne sais pas vous dire comment l’épidémie va évoluer dans 15 jours”, a-t-il expliqué. “On doit apprendre, jusqu’à l’été, à vivre avec ces contraintes. Il faut être lucide : on va vivre un deuxième semestre avec beaucoup de contraintes”, a-t-il ajouté, n’envisageant “pas de retour à la normale au deuxième semestre” dans les universités. 

Alors que les facs sont profondément bouleversées par les mesures sanitaires, le chef de l’État a toutefois fixé un objectif. “Un étudiant doit avoir les mêmes droits qu’un salarié”, a-t-il estimé. “S’il en a besoin, il doit pouvoir revenir à l’université un jour par semaine” dans des amphis avec une jauge maximale de 20%.

Lassitude

Jusqu’à présent, le Premier ministre Jean Castex avait annoncé que les étudiants de première année pourraient reprendre par demi-groupes les travaux dirigés en présentiel à partir du 25 janvier. La mesure devait s’étendre ensuite progressivement aux autres niveaux, en fonction de l’évolution de la situation sanitaire. Depuis la rentrée de septembre, les Crous avaient aussi mis en place un repas par jour à un euro (contre 3,30 euros normalement), mais pour les boursiers uniquement.

Privés depuis plus de deux mois de cours en présentiel, contrairement aux élèves des lycées, des classes prépa ou des BTS, de nombreux étudiants éprouvent un sentiment d’injustice. Mercredi, des centaines d’entre eux sont descendus dans la rue à travers la France pour exprimer leur lassitude face à une situation qui s’éternise.